Les philippines et son archipel d’îles

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Je quittai seule, pour les recoins les plus en recul des Philippines. À ce moment là, j’avais dû me convaincre que j’étais désormais une professionnelle de l’aventure à l’aveuglette et je m’envolai vers cet archipel de 7 107 îles. J’aurais voulu m’inscrire à une chasse aux trésors exotique de TV5, je n’aurais pas trouver mieux pour mettre au défi mes pulsions d’instinct et de débrouillardise.

 

Après un transfert d’avion, une ride de taxi, deux d’autobus, un traversier de 28h à air ouverte, un cup de soupe, les muscles tendus et l’esprit baigné dans le doute et l’autodérision: je découvris la beauté de la création divine! El Nido sur l’île de Palawan, dans l’ouest du pays.

 

Pureté, simplicité et calme. Des mots vastes de sens mais propres à l’endroit. Ce que mes yeux enregistrèrent aux cours de cette semaine de retraite apaisa le torrent de confusion qui m’avait précédemment écrasé. L’exploration des Philippines, c’est la rencontre d’un peuple très pauvre, centré sur la récolte et le respect des méthodes ancestrales. C’est la dégustation de ceviche de merlin bleu aux chilis, de saté de boeuf grillés devant vous dans les rues en échange de cinq sous, c’est l’alcool de noix de coco englouti par les pêcheurs, mais c’est avant tout: la rencontre des philippinos. Peuple qui inspire le partage et la sérénité.

 

L’envie d’en découvrir plus me fit quitter l’ouest à la recherche de belles vagues pour surfer. Tordez vous de rire si vous voulez, mais j’avais surfez au moins 15 fois dans ma vie… et je m’improvisais maintenant chercheure de vagues!! Comme si je carburais d’un nouveau désir de devenir l’actrice principale du prochain Blue Crush!! Je refis donc le même trajet, en sens inverse, sur des routes bombardées de trous, sur des sièges d’autobus à 15 cm les uns les autres déclenchant à tout bout de champ des crampes de genoux, en arrêtant dans des haltes routières sans toilette, en arrivant de justesse à attraper mes vols d’avion décollant d’aéroports aux toits de paille… pour finalement atterrir dans la ville de Cebu.

 

Je vous épargnerai l’ensemble des péripéties car il serait possible d’en écrire un récit de 150 pages. C’est frappant de revenir à la réalité de l’urbanisation et des troubles imminents qui s’en découlent: des enjeux auxquels nos pays de l’occident n’ont jamais à faire face. Ça vous remet les valeurs à la bonne place…

 

2 heures de sommeil, 4 transferts de mini-fourgonnette, un arrêt au port, une balade en chaloupe, un dumpling, une nuit dans un hôtel qui fait peur et 17 heures de traversier plus tard : J’arrivai sur l’île de Siargao, endroit de rêve pour tous les surfeurs de cette terre. Je visai directement Cloud 9 (comme me le conseillait le Lonely Planet), pour finalement me rendre compte que je faisais face à une vague, mais une vague mesdames et messieurs, qui même de ma fenêtre de chambre m’effrayait!!

 

Alors je refis le chemin, dans le sens inverse…

 

 

Crédit photos:

El Nido Bay: Interline Cafe

Cloud 9:Sexy Nomad’s Playground

 

 

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