Les « Stans », vous connaissez ?

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Il y a un an, le 11 juillet 2011, je partais à l’aventure.  La vraie, et probablement l’une des plus grandes de ma vie d’exploratrice !  Je ne sais pas pourquoi et quelle idée m’était passée par la tête, mais mon plan était assez intense…

 

J’avais donc imaginé, rêvé, décidé et planifié, plusieurs mois auparavant, de partir en vélo dans une des régions les moins connues du monde, les « Stans » ou l’Asie centrale. Pays de l’EX-Urss, situés entre la Russie, la Chine et le Moyen-Orient, j’ai pédalé 2500 kilomètres en 15 semaines, au travers le Kirghizistan, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Seule comme une grande, qui chaque jour se rendait compte un peu plus de l’ampleur de son projet, Asie centrale à vélo.

 

Et là, je vous entends réfléchir… — Mais pourquoi être allée là-bas ? Seule ? C’était pas dangereux, difficile ? À vélo, mais tu dormais où ?

 

Ces questionnements sont normaux et on m’a souvent traité de folle d’avoir un tel projet.  Que ce soit ici ou sur la route, on s’est bien inquiété de ma situation, une femme qui voyage seule !  Mais pour les gens d’Asie centrale, c’était d’autant plus inconcevable, car je n’étais pas mariée ! Sinon, tout le monde était bien curieux à mon égard, ce qui m’a permis d’être souvent invitée à prendre le thé, un repas ou même à dormir ! J’étais donc entre de très bonnes mains !

 

Mais la plus grande épreuve fut définitivement le fait que je ne maîtrisais pas le russe, la langue commune aux pays visités. Évidemment, j’ai fini par comprendre la base, car ici l’anglais se fait rare, mais c’était de ne pas pouvoir discuter plus en profondeur avec les gens qui était difficile! Dans ma tête, il y avait tant de questions, à ceux qui ont vu la chute de l’URSS, mais aussi par apport à l’histoire ; la route de la soie, les croisades, les peuples nomades, etc… Les mots me manquaient!

 

Pour le reste, au-delà des longs moments de solitude et du vélo, qui m’a parfois fait souffrir, je reste sans mot devant la richesse du voyage que j’ai fait!  Je suis fière, car j’ai réussi à me débarrasser, au fil des jours, de mes peurs et de mes craintes (car évidemment j’en avais) pour pouvoir réaliser mon rêve à temps complet ! J’ai pu profiter pleinement des paysages à couper le souffle, des rencontres et de ce fameux pain, le meilleur que j’ai mangé dans ma vie !

 

Et si j’avais à le refaire, c’est certain que je dirais oui, mais à certaines conditions !  La fierté et le dépassement personnel que ce périple m’a apporté n’a pas de prix et malgré mon amour pour le Kirghizistan, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, je réalise que l’important ce n’est pas la destination… J’aurais pu aller n’importe où, avec mon vélo, ce sentiment aurait été le même.   Et malgré le fait que je pense que les expériences les plus extraordinaires sont celles qui s’éloignent des sentiers battus, je crois que lorsque l’on prépare un voyage, le plus difficile n’est pas de choisir la destination, mais bien de passer à l’action !

 

 

Ne me reste plus qu’à me trouver un nouveau défi !

 

 

À suivre…

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